Archive pour janvier, 2009

Il faut sauver la Tour de Loup

janvier 30, 2009

Ce 24 janvier 2009, la tempête a dévastée le sud ouest de la france, couchant les forêts et détruisant les toitures. Vers midi les vents violents ont emportés le toit de la Tour de Loup, bâtisse fortifiée du XIIIème siècle en court de rénovation. L’association de sauvegarde de la Tour de Loup avait pu en 2001 couvrir l’ensemble du bâtiment d’un parapluie, il avait fallu un mois à la vingtaine de jeunes bénévoles, pour réaliser la charpente, et poser sur l’édifice sa couverture de métal; cela faisait trente ans que la Tour de Loup prenait l’eau. Il est important que la toiture soit reconstruite cette année, car depuis 2001 de nombreux travaux de menuiserie ont été réalisés et sont maintenant exposés aux intempéries. Un appel au dons a été lancé, en espérant que la générosité permette de sauver une nouvelle fois cette demeure inscrite à l’inventaire des monuments historique. La sauvegarde de notre patrimoine mobilise chaque année des milliers de passionnés, visiteurs, bénévoles, associations, grâce a eux nous pouvons être témoins de notre histoire, contempler la beauté, la diversité de nos biens culturels.

la tour de loup

Le vitrail au XIIème et XIIIème siècle

janvier 18, 2009

L’art du vitrail au XIIème et XIIIème siècle prend un essor considérable à l’avènement de l’art gothique,  l’ouverture de grandes verrières, de nouvelles techniques,  permettent  d’exprimer un art raffiné. L’Eglise d’Orbais renferme quelques joyaux, tel que le vitrail de la rédemption exécuté vers 1200, une oeuvre rare, peu de vitraux de cette époque ont été conservés. Au XIIIème le style à la mode est celui de l’Ile de France, mais le style champenois réussira à se démarquer grâce à son école de Troyes. La majorité des baies existentes sont réalisées en grisailles ; elles ont été posées au XIXème siècle.

vitrail de la rédemption

L’enseignement monastique d’Orbais

janvier 10, 2009

La réforme de l’enseignement, conduite par Charlemagne au IXème siècle, va favoriser l’expansion des sept arts libéraux dans l’ensemble de l’Europe. Les écoles monastiques  transcrivent et étudient le Trivium et le Quadrivium à cette époque les moines voyagent et échangent leurs connaissances sur tout le territoire carolingien.

Les arts libéraux trouvent leur origine dans le monde antique. Ils furent codifiés en tant que tels par des auteurs de l’antiquité tardive comme Varron ou Martianus Capella et devinrent la structure usuelle de la connaissance médiévale. Les arts libéraux se divisaient en “trivium” et “quadrivium”. Le trivium était la partie “littéraire” de la connaissance, s’organisant en grammaire, rhétorique et logique. Le quadrivium était la partie scientifique : arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Le quadrivium se fondait sur la division des mathématiques des Pythagoriciens. Bien que ne faisant pas partie des arts libéraux, la philosophie finit par être considérée comme le domaine de la connaissance qui englobait tous les autres. Une hiérarchie émergea au sein des arts : le trivium était le premier niveau, les mathématiques le niveau intermédiaire alors que les sciences représentaient le niveau supérieur. Cette hiérarchie déterminait aussi le cursus des études, menant les élèves du trivium aux domaines scientifiques.

les sept arts libéraux

Orbais l’Abbaye, le village

janvier 2, 2009

Le village d’Orbais est connu pour son abbaye fondée par Saint Réole au VIIème siècle. Mais ce petit village de champagne est, avant tout, un lieu ou s’exprime la nature. En effet, blotties dans la vallée du Surmelin et entourées par de vastes forêts, les bâtisses épousent les terrains vallonnés et suivent ses nombreux cours d’eau. L’architecture, en son centre, garde sa ligne médiévale ; ses petites ruelles sinueuses ont traversé le temps, l’on peut aisément s’imaginer marcher sur les pas de ceux qui firent l’histoire d’Orbais l’Abbaye.

vue sur les toits d'orbais