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février 28, 2009

HADOPI - Le Net en France : black-out


Les dalles funéraires au moyen âge

février 21, 2009

La dalle funéraire est en générale une pierre relativement plate qui servait a recouvrir la sépulture, diverses informations étaient sculptées sur la pierre (le nom, la fonction, les armoiries, des distinctions symboliques). Les trois dalles funéraires que l’on peut admirer à Orbais, témoignent de l’importance et du rayonnement de l’Abbaye au moyen âge, en effet les Abbés représentés sur la pierre blanche finement ciselée, portent les habits pontificaux,comme le précise l’historien Dom Dubout dans son livre sur l’histoire d’Orbais:

Eu égard, par privilège spéciale du Pape, de la réputation de science et de sainteté de l’Ecole Abbatiale D’Orbais

Guy de Treveselay, Abbé d'Orbais


Il faut sauver la Tour de Loup

janvier 30, 2009

Ce 24 janvier 2009, la tempête a dévastée le sud ouest de la france, couchant les forêts et détruisant les toitures. Vers midi les vents violents ont emportés le toit de la Tour de Loup, bâtisse fortifiée du XIIIème siècle en court de rénovation. L’association de sauvegarde de la Tour de Loup avait pu en 2001 couvrir l’ensemble du bâtiment d’un parapluie, il avait fallu un mois à la vingtaine de jeunes bénévoles, pour réaliser la charpente, et poser sur l’édifice sa couverture de métal; cela faisait trente ans que la Tour de Loup prenait l’eau. Il est important que la toiture soit reconstruite cette année, car depuis 2001 de nombreux travaux de menuiserie ont été réalisés et sont maintenant exposés aux intempéries. Un appel au dons a été lancé, en espérant que la générosité permette de sauver une nouvelle fois cette demeure inscrite à l’inventaire des monuments historique. La sauvegarde de notre patrimoine mobilise chaque année des milliers de passionnés, visiteurs, bénévoles, associations, grâce a eux nous pouvons être témoins de notre histoire, contempler la beauté, la diversité de nos biens culturels.

la tour de loup


Le vitrail au XIIème et XIIIème siècle

janvier 18, 2009

L’art du vitrail au XIIème et XIIIème siècle prend un essor considérable à l’avènement de l’art gothique,  l’ouverture de grandes verrières, de nouvelles techniques,  permettent  d’exprimer un art raffiné. L’Eglise d’Orbais renferme quelques joyaux, tel que le vitrail de la rédemption exécuté vers 1200, une oeuvre rare, peu de vitraux de cette époque ont été conservés. Au XIIIème le style à la mode est celui de l’Ile de France, mais le style champenois réussira à se démarquer grâce à son école de Troyes. La majorité des baies existentes sont réalisées en grisailles ; elles ont été posées au XIXème siècle.

vitrail de la rédemption


L’enseignement monastique d’Orbais

janvier 10, 2009

La réforme de l’enseignement, conduite par Charlemagne au IXème siècle, va favoriser l’expansion des sept arts libéraux dans l’ensemble de l’Europe. Les écoles monastiques  transcrivent et étudient le Trivium et le Quadrivium à cette époque les moines voyagent et échangent leurs connaissances sur tout le territoire carolingien.

Les arts libéraux trouvent leur origine dans le monde antique. Ils furent codifiés en tant que tels par des auteurs de l’antiquité tardive comme Varron ou Martianus Capella et devinrent la structure usuelle de la connaissance médiévale. Les arts libéraux se divisaient en “trivium” et “quadrivium”. Le trivium était la partie “littéraire” de la connaissance, s’organisant en grammaire, rhétorique et logique. Le quadrivium était la partie scientifique : arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Le quadrivium se fondait sur la division des mathématiques des Pythagoriciens. Bien que ne faisant pas partie des arts libéraux, la philosophie finit par être considérée comme le domaine de la connaissance qui englobait tous les autres. Une hiérarchie émergea au sein des arts : le trivium était le premier niveau, les mathématiques le niveau intermédiaire alors que les sciences représentaient le niveau supérieur. Cette hiérarchie déterminait aussi le cursus des études, menant les élèves du trivium aux domaines scientifiques.

les sept arts libéraux


Orbais l’Abbaye, le village

janvier 2, 2009

Le village d’Orbais est connu pour son abbaye fondée par Saint Réole au VIIème siècle. Mais ce petit village de champagne est, avant tout, un lieu ou s’exprime la nature. En effet, blotties dans la vallée du Surmelin et entourées par de vastes forêts, les bâtisses épousent les terrains vallonnés et suivent ses nombreux cours d’eau. L’architecture, en son centre, garde sa ligne médiévale ; ses petites ruelles sinueuses ont traversé le temps, l’on peut aisément s’imaginer marcher sur les pas de ceux qui firent l’histoire d’Orbais l’Abbaye.

vue sur les toits d'orbais


Restauration des batîments conventuels de l’Eglise d’Orbais l’Abbaye

décembre 23, 2008

C’est en octobre 2005, que M. Pilard Jean-Michel et sa femme Valérie, ont pris la décision d’entreprendre la restauration d’une bâtisse. C’est une partie des bâtiments conventuels de l’Abbaye d’Orbais, à cette date, ils se sont portés acquéreurs de trois des travées de l’édifice. Ce vaste chantier a été confié à l’architecte du patrimoine Stéphane Berhault. Après une analyse structurelle détaillée, la première tranche de travaux a pu commencer, elle a consisté a forer le bâtiment de part en part pour y installer des encrages et des tirants. La restauration du patrimoine est une histoire de coeur, M. Pilard développe en partie ce projet grâce à la vente de ses sculptures, ce qui rajoute un sens particulier à cette entreprise.


Les piliers de l’Eglise d’Orbais

décembre 6, 2008

Les piliers de l’Eglise d’Orbais l’Abbaye reprennent le style d’Ile de france de l’époque ; construits en calcaire blanc, ils s’élancent  jusqu’à la naissance des voûtes. L’originalité de ces piliers vient de ses colonnettes. Fruit du hasard ou génie architectural, elles ont la particularités d’être accordées.

L’école de l’Île-de-France, au moment où l’architecture passait aux mains des architectes laïques, devait rompre avec ces traditions qui semblaient si bien établies dans les contrées de la Bourgogne et de la haute Champagne. Vers 1160, ces architectes de l’Île-de-France tentaient d’associer les anciennes données romanes au nouveau système de structure qu’ils inauguraient; ils conservaient encore la colonne monocylindrique et ne commençaient l’ordonnance imposée par les voûtes d’arête en arcs d’ogives qu’au-dessus de ces colonnes.

piliers et choeur de l'Eglise d'Orbais l'Abbaye


La Chapelle Saint-Réole

novembre 11, 2008

La chapelle est une salle voûtée d’ogives datant du XIIIème siècle, elle fait partie de l’ensemble des batîments conventuels des bénédictins. Ce lieu si particulier, classé monument historique en 1962, rend hommage de part son nom au fondateur de l’Abbaye d’Orbais.

la chapelle Saint-Réole


Stalles de l’Eglise d’Orbais l’abbaye

novembre 1, 2008

Cet ensemble de quarante six stalles de style champenois fut offert par Louis de Bourbon vers 1520, l’artiste, Jean Huilier, décrit ses contemporains avec une liberté déconcertante, nous sommes loin des sommets des tours de Notre Dame et pourtant les traits des ciseaux laissent apparaître des moines vaniteux, diaboliques, des bourgeois avares, mais aussi des musiciens, des animaux et bien d’autres figures. Ces stalles furent plus nombreuses, autrefois, mais l’effondrement de deux des travées de la nef en 1651 en détruisit une partie.

stalles du choeur de l'eglise orbay abbaye