La Tour Saint Réole d’Orbais

avril 27, 2009

La Tour Saint Réole est datée du XIIème siècle, époque de la reconstruction de l’abbaye d’Orbais, mais des textes mentionnent sa présence dés la fondation de l’abbaye au VIIème siècle. Sainte Réole, Archevêque de Reims, fût bâtir l’abbaye pour expier ses pêchers et passa des heures entières en pénitence dans la tour qui porte aujourd’hui son nom. Plus tard au IXème siècle, nous retrouvons sa trace : elle servit de cachot au moine Gottschalc d’Orbais avant qu’il ne soit enfermé en l’abbaye d’Hautvillers. Il devient urgent de restaurer ce bâtiment classé monument historique, car sa toiture délabrée ne protège plus l’ensemble. Aujourd’hui, l’édifice se retrouve isolé de l’abbaye, entouré par des maisons d’habitations : vous pourrez quand même l’admirer si vous décidez de passer une nuit dans les chambres d’hôtes qui portent son nom. En effet, vous pourrez prendre votre petit déjeuner avec une vue imprenable sur la tour.

La Tour Saint Réole

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Le cloître de l’Abbaye d’Orbais

avril 16, 2009

En visitant l’abbaye d’Orbais, il vous faudra faire preuve d’imagination pour admirer le cloître bâti fin XVIIème qui reliait l’église à ses bâtiments conventuels. En effet, seul subsiste aujourd’hui une petite partie qui vient d’être rénovée. Nous aurions aimé que Louis Courajod soit né plus tôt, car seul l’église abbatiale, la chapelle Saint Réole, la tour Saint Réole, un trumeau peint et son ensemble de menuiserie du XVIIIème sont classés monuments historiques. Nous savons que le moyen le plus sûr de sauvegarder un tel édifice est de le conserver dans son ensemble. Morcelée année après année, nous ne pouvons que regretter la disparition d’une part importante de notre abbaye.

élément du cloître de l'Abbaye d'Orbais


L’industrie et l’Abbaye d’Orbais

mars 18, 2009

L’implantation des abbayes en milieu rural au Moyen-Âge va transformer l’industrie et l’agriculture. A Orbais, le savoir des moines est mis a contribution, de vastes chantiers sont mis en œuvre pour canaliser le ru et les sources qui traversent le village : passages voûtés, construction de digues, vannes de régulation, fontaines. Des moulins et bien d’autres bâtiments seront ensuite construits pour assurer la production de farine, de briques, de peaux tannées, de fer forgé. De vastes forêts seront coupées et les marais asséchés pour permettre la culture céréalière et l’élevage. Les retenues d’eau, en amont des digues, serviront la pisciculture. Les moines utiliseront tout le savoir de l’ingénierie antique et moderne ainsi que la force hydraulique pour faire prospérer l’économie locale.


black-out

février 28, 2009

HADOPI - Le Net en France : black-out


Les dalles funéraires au Moyen-Age

février 21, 2009

La dalle funéraire est en général une pierre relativement plate qui servait à recouvrir la sépulture. Diverses informations étaient sculptées sur la pierre : le nom, la fonction, les armoiries, des distinctions symboliques. Les trois dalles funéraires que l’on peut admirer à Orbais, témoignent de l’importance et du rayonnement de l’abbaye au Moyen-Âge. En effet, les Abbés représentés sur la pierre blanche finement ciselée, portent les habits pontificaux comme le précise l’historien Dom Dubout dans son livre sur l’histoire d’Orbais :

Eu égard, par privilège spécial du Pape, de la réputation de science et de sainteté de l’école Abbatiale D’Orbais

Guy de Treveselay, Abbé d'Orbais


Le vitrail aux XIIème et XIIIème siècles

janvier 18, 2009

L’art du vitrail aux XIIème et XIIIème siècles prend un essor considérable à l’avènement de l’art gothique.  L’ouverture de grandes verrières rendue possible par de nouvelles techniques,  permet  d’exprimer un art raffiné. L’église d’Orbais renferme quelques joyaux, tel que le vitrail de la rédemption exécuté vers 1200, une œuvre rare, peu de vitraux de cette époque furent conservés. Au XIIIème, le style à la mode est celui de l’Ile de France, mais le style champenois réussira à se démarquer grâce à l’école de Troyes. La majorité des baies existantes sont réalisées en grisailles ; elles ont été posées au XIXème siècle.

vitrail de la rédemption


L’enseignement monastique d’Orbais

janvier 10, 2009

La réforme de l’enseignement, conduite par Charlemagne au IXème siècle, va favoriser l’expansion des sept arts libéraux dans l’ensemble de l’Europe. Les écoles monastiques  transcrivent et étudient le Trivium et le Quadrivium. A cette époque, les moines voyagent et échangent leurs connaissances sur tout le territoire carolingien.

Les arts libéraux trouvent leur origine dans le monde antique. Ils furent codifiés en tant que tels par des auteurs de l’antiquité tardive comme Varron ou Martianus Capella et devinrent la structure usuelle de la connaissance médiévale. Les arts libéraux se divisaient en « trivium » et « quadrivium ». Le trivium était la partie « littéraire » de la connaissance, s’organisant en grammaire, rhétorique et logique. Le quadrivium était la partie scientifique : arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Le quadrivium se fondait sur la division des mathématiques des Pythagoriciens. Bien que ne faisant pas partie des arts libéraux, la philosophie finit par être considérée comme le domaine de la connaissance qui englobait tous les autres. Une hiérarchie émergea au sein des arts : le trivium était le premier niveau, les mathématiques le niveau intermédiaire alors que les sciences représentaient le niveau supérieur. Cette hiérarchie déterminait aussi le cursus des études, menant les élèves du trivium aux domaines scientifiques.

les sept arts libéraux


Orbais l’Abbaye, le village

janvier 2, 2009

Le village d’Orbais est connu pour son abbaye fondée par Saint Réole au VIIème siècle. Mais ce petit village de Champagne est, avant tout, un lieu où s’exprime la nature. En effet, blotties dans la vallée du Surmelin et entourées par de vastes forêts, les bâtisses épousent les terrains vallonnés et suivent leurs nombreux cours d’eau. L’architecture, en son centre, garde sa ligne médiévale : ses petites ruelles sinueuses ont traversé le temps, on peut aisément s’imaginer marcher sur les pas de ceux qui firent l’histoire d’Orbais l’Abbaye.

vue sur les toits d'orbais


Restauration des batîments conventuels de l’Eglise d’Orbais l’Abbaye

décembre 23, 2008

C’est en octobre 2005, que M. Pilard Jean-Michel et sa femme Valérie, ont pris la décision d’entreprendre la restauration d’une partie des bâtiments conventuels de l’Abbaye d’Orbais. A cette date, ils se sont portés acquéreurs de trois des travées de l’édifice. Ce vaste chantier a été confié à l’architecte du patrimoine Stéphane Berhault. Après une analyse structurelle détaillée, la première tranche de travaux a pu commencer : elle a consisté à forer le bâtiment de part en part pour y installer des ancrages et des tirants. La restauration du patrimoine est une histoire de cœur : M. Pilard développe en partie ce projet grâce à la vente de ses sculptures, ce qui rajoute un sens particulier à cette entreprise.


Les piliers de l’Eglise d’Orbais

décembre 6, 2008

Les piliers de l’Église d’Orbais-l’Abbaye reprennent le style d’Ile de France de l’époque ; construits en calcaire blanc, ils s’élancent  jusqu’à la naissance des voûtes. L’originalité de ces piliers vient de ses colonnettes. Fruit du hasard ou génie architectural, elles ont la particularité d’être accordées.

L’école de l’Île-de-France, au moment où l’architecture passait aux mains des architectes laïques, devait rompre avec ces traditions qui semblaient si bien établies dans les contrées de la Bourgogne et de la haute Champagne. Vers 1160, ces architectes de l’Île-de-France tentaient d’associer les anciennes données romanes au nouveau système de structure qu’ils inauguraient; ils conservaient encore la colonne mono-cylindrique et ne commençaient l’ordonnance imposée par les voûtes d’arête en arcs d’ogives qu’au-dessus de ces colonnes.

piliers et choeur de l'Eglise d'Orbais l'Abbaye